Pourquoi les hommes font-ils tout à la dernière minute ? - Hercule Martin Manager

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Pourquoi les hommes font-ils tout à la dernière minute ?

Des extraits d'un article paru dans GQ de janvier 2010, disponible dans les boutiques de presse depuis le 16 décembre.

Qu'il s'agisse de préparer ses examens, de payer ses impôts ou de ficeler un dossier professionnel, la culture de l'urgence semble s'imposer partout, au point de dessiner les contours d'un nouveau profil « l'homme last minute » « Ce trait de caractère qui ne concernait qu'une certaine catégorie de personnes est devenu un fait de société, confirme Gérard Rodach, auteur de Gérer son temps et ses priorités (Editions Eyrolles). Les gens ne se projettent plus qu'à court terme Ils ont envie d'une vie plus souple, plus flexible. Le plaisir dans la planification a tendance à disparaître ».

Omniprésente dans l'univers des loisirs, cette culture s'est également développée dans le monde de l'entreprise, où l'on est passé d'une logique de long terme à une logique de très court terme « Le monde globalise actuel conduit a un besoin d'activité ultra rapide qui fait que la dernière minute est de plus en plus proche, remarque le psychologue François Chavan. Dans une entreprise il convient désormais de s'adapter plus que de prévoir Cela conduit à changer les méthodes de travail et le profil des managers Ceux qui ont l'habitude de faire les choses rapidement au dernier moment sont avantagés par rapport aux grands planificateurs, très fiables mais très rigides qui étaient à l'honneur dans les années 1980 »

Cette ligne de conduite a l'avantage d'éviter les désagréments liés a la fameuse loi de Parkinson qui affirme que « le travail s'étale de façon a occuper le temps disponible pour son achèvement ». En gros, plus vous prévoyez d'œuvrer longtemps à la réalisation d'une tâche, plus cette tâche a tendance à se dilater Dans un monde professionnel aux exigences opaques, l'immédiateté constitue donc souvent l'ultime moteur permettant de passer à l'action « Les cadres sont bombardés d'injonctions contradictoires : il faut fidéliser les clients tout en générant un maximum de profit tout de suite. La culture last minute est souvent la seule réponse à ce climat structurellement paradoxal qui peut conduire a la folie » analyse le consultant Gérard Rodach.

En apparence frivole et insouciante, cette vie sur le fil nécessite en réalité des nerfs d'acier Certains, d'ailleurs, supportent mal cette existence « Faire un rapport en dernière minute, après moult tergiversations, ça m'a toujours gâche la joie du travail fini Malgré les compliments, je me disais a quoi bon, s'ils savaient dans quelles conditions j'ai bossé » dit un cadre.

La loi du temps de Pareto dite loi des 80/20, vient conforter nos adorateurs du dernier moment. Le problème, c’est que quand on a goûté au speed de la dernière minute le reste de la vie semble morne. Sans pression, « le last minute action héro » a bien du mal à enlever sa cape et ses collants pour vivre les choses avec langueur « En effet confirme Gérard Rodach cette culture de l'immédiateté accentuée par les nouvelles technologies produit une agitation illusoire qui nous empêche bien souvent de vivre les choses au présent ».

Mais voila maigre ces quelques désagréments, la vie last minute est en train de s'imposer en nouveau standard, une façon d envisager le marathon de l'existence comme une série de sprints effrénés.

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Commentaires

1. Le mardi 29 décembre 2009 à 10:07, par Pot pourri de commentaires reçus par mail

Je suis tout à fait d'accord malgré que je pense qu'une majorité de femme entre dans cette description également

By A. K. –Linkedin,

Parce que ce ne sont pas des femmes... ça fait moin de choses à ne pas oublier, pfff ffff ff

Posted by C. D. –Linkedin, Sciences po


Excellente remarque sociétale, je me suis personnellement reconnu dans le profil de "l'homme last minute"....mais c'était il y a 10 ans.
Entre temps, j'ai été formé par le réseau Johna ou comment manager par la théorie des contraintes....et que la vie fut plus douce par la suite ! même si de temps en temps je m'accorde encore un peu de décision de "dernière minute" juste pour l'adrénaline...restant convaincu que l'homme en a besoin pour rester en alerte maximum.

J'espère que le profil que vous définissez ne sera pas un idéal pour les plus jeunes cadres.

J'ai pris beaucoup de plaisir à vous lire et attend avec impatience votre prochain bulletin....peut-être sur la management par la théorie des contraintes ?

Bien cordialement
JL P. viadeo,

Mais voila malgré ces quelques désagréments, la vie last minute est en train de s'imposer en nouveau standard, une façon d envisager le marathon de l'existence comme une série de sprints effrénés."

Oui c'est tout a fait ça :
Aucune planification, une gestion de l'urgence de l'urgence permanente, aucune visibilité (ne serait-ce qu'à moyen terme), un stress constant, faire pour défaire et refaire et redéfaire ensuite, 3 pas en avant 2 en arrière... Vendre vite, faire du chiffre, sans se préoccuper de l'après, au détriment de toute qualité.

Oui vous avez raison, cela revient à faire courir le marathon à la vitesse du 100 m et quand le cheval est crevé c'est pas grave on change tout simplement de cheval...
Si vous appelez ça quelques désagréments...

A quand le maçon qui montera des murs comme bon lui semble au fil du flux... A quoi bon planifier finalement pour monter 4 murs ! Gagnons du temps, sautons des étapes, vivons dans le flux !

Le problème c'est que je ne suis pas sûre que cette course soit plus rentable au final. Au début de ma carrière les projets finissaient toujours en temps et en heure, aujourd'hui, les projets coûtent en moyenne 3 fois plus chers que prévu et bien souvent ne correspondent pas à ce qui a été demandé, mais ce n’est pas grave, puisque entre temps la demande à changé vingt fois, et de toute manière à quoi bon s'attarder, nous voilà déjà positionnés sur un autre projet...

Je pensais que gouverner c'était prévoir... Mais non, suis-je bête ! Gouverner, c'est gouverner un point c'est tout. C'est avoir le pouvoir et en profiter à fond le temps que ça dure, après... après on s'en fou.

Sincèrement quand je vois aujourd’hui comment les projets sont menés, je redoute de plus en plus de monter dans un avion, de prendre le train, de me faire vacciner etc. Ma confiance en un certain professionnalisme est définitivement morte.

Vous semblez trouver ce monde et cette façon de fonctionner excitants, moi je trouve cela bien consternant.
C’est pourquoi, j’abandonne. Adieu flux constant, just in time, optimisation industrielles et cognitives, la serveuse automate s'en retourne planter ses tomates au soleil et vous laisse à la gestion de votre efficacité.

Have Fun

F. M. , viadeo,

Moi, quelque part, je trouve ça assez terrifiant. Car si les cadres sont de plus en plus soumis à des injonctions contradictoires, c'est aussi par manque de stratégie de leurs supérieurs ou parce que les stratégies (dans la plupart des cas les tactiques) changent constamment. Je m'élève à ce propos contre le "zapping position" qui consiste pour certains dirigeants à changer de poste tous les 2 ou 3 ans. Il semblerait que ce soit bien vu des entreprises. Comment voulez vous bâtir une stratégie pérenne dans ces conditions ? Qu'on ne me dise pas que la mondialisation veut que tout s'accélère etc. En effet tout s'accélère, mais on confond souvent vitesse et précipitation, stratégie et tactiques. La mondialisation n'empêche aucunement de réfléchir à l'horizon 2050 comme le font certaines entreprises.
Enfin, il est clair que pour faire "vite et bien", il faut s'en donner les moyens. Cela demande des compétences particulières, un management habile et une formation permanente et de qualité. Cela demande aussi de savoir utiliser les compétences des uns et des autres, cultiver les points forts, s'entourer d'équipes pluridisciplinaires, ne pas avoir peur de la diversité. Ainsi quel dommage de se priver des compétences de cadres seniors qui eux ont tant de mal à retrouver un poste en entreprise ?
Je connais bien le problème des délais. Mon métier m'a amenée à travailler souvent dans des délais serrés, ce qui est en effet assez dur, mais qui a des chances de réussite lorsqu'on s'appuie sur une réelle expertise ou/et lorsqu'on n'a pas fait l'économie d'une stratégie en amont.

B. P. Viadeo,

You cannot believe how timely this message was! I was trying to finish a work email I had completely forgotten of as my wife was trying to drag me out. I had all day to do it and here I was trying to finish it off at the last minute...

M. L. Facebook

Les hommes font tout a la derniere minute parce que les femmes font le contraire et il faut bien un equilibre.

D. F. Facebook

Moi, je gère mon temps et mes priorités et donc je ne passe pas de temps à lire de la publicité mensongère : parce qu'enfin, cet article décrit ce qui est alors qu'il était censé répondre à une question précise... ??? C'est un tissu de banalités !!! Pour ceux que le sujet intéresse de façon sérieuse et profonde, suggestion : Le culte de l'urgence, Nicole Aubert chez Champs Flammarion. Au prix du poche, genre 6 euros sur amazon....

Au fait Gérard : j'ai des chausssures neuves aujourd'hui !!

J. B. Facebook

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Ce blog est une émanation de DALETT, conseil et formation en développement de l'employabilité.
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Publication début septembre : "Favoriser le bon stress autour de vous" (Eyrolles, 19 €)

La vie en entreprise, et notamment celle en équipe (que vous en soyez le manager, le chef de projet ou un membre de celle-ci), est un lieu favorable à l'expression du stress. Les pressions de toutes sortes : délais, urgence, qualité, retard, pannes…vous mettent les nerfs à rude épreuve, quand ce ne sont pas vos collègues qui s'en chargent. C'est tout l'enjeu de ce livre : vous accompagner dans la démarche de réduire les facteurs de stress de votre équipe, et plus généralement de ceux qui vous entourent (dans la limite de vos passibilités, bien entendu).

Pour vous aider à répondre à ces besoins, le livre est articulé autour de quatre axes :
. Savoir reconnaître le stress et ses différentes formes d'expression
. Faire preuve d'exemplarité en gérant au mieux son propre stress
. Pratiquer un mode d'animation préventif des états de stress de votre entourage
. Animer cette prévention dans le temps et favoriser l'entretien de ce bon stress

Chaque chapitre comprend :
. des apports pour réussir cette étape ;
. des outils pour apprécier vos actions ;
. un ou des cas pratiques qui illustrent leur utilisation ;
. une synthèse ;
. des questions à vous poser pour vérifier l'acquisition de compétences.




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